DE LA FEMME BLESSÉE À LA FEMME CONSCIENTE

Par Sam's • 3 jan, 2016 • Catégorie: ARCHIVES, EDITO, LES PLUS POPÜLAIRES

OSONS …

… « Osons exalter une culture du désir, chevaucher la passion et le feu du sexe, continuer d’éclore le cœur au-delà des blessures et s’ouvrir à l’infini de l’esprit. » - Paule Salomon -

 

Cela fait longtemps que je souhaite voir et entendre Paule Salomon.
Exaucée et comblée, j’ai même eu le plaisir d’une interview que vous trouverez en fin d’article. Si on me demandait pourquoi cette grande philosophe m’inspire, je répondrais que son parcours, ses recherches sur la Femme, sa quête tantrique et toutes ces approches sont des offrandes à la vie, par conséquent à notre vie. Et puis, il y a ses ouvrages dans lesquels elle explore le couple sans jamais l’enfermer.

De sa voix au timbre ténu, elle nous a confié durant sa conférence des mots si bien choisis, si clairs… Et sans perdre le fil, elle nous a fait apparaître la Femme, dans toute sa beauté et dans toute sa puissance.

Je la revois debout sur cette scène à nous demander presque « pardon » pour cette posture de « sachant », de chef  en haut de la pyramide, alors qu’elle préfèrerait se trouver en cercle avec nous dans un mode coopératif et communiquant, la femme étant faite de cela.

Elle commence sa conférence ainsi : « Hommes et femmes, nous sommes incarnés dans des corps différents. Nous sommes à la quête d’une luminosité de l’Être et ce qui nous rend heureux, c’est d’être en notre centre, mais nous courons dans notre périphérie, nostalgiques du divin en nous. La femme aujourd’hui porte la trace des femmes du passé et n’a pas encore revivifié sa force intérieure. »


Parcours d’évolution de la femme

Alors pourquoi courons-nous dans notre périphérie ?

Parce que cette périphérie fait partie de notre chemin, sorte de spirale, que nous avons toutes à parcourir en une vie pour arriver jusqu’à nous, jusqu’à notre centre. Le passé se rejoue en nous, nous devons le revisiter et travailler nos blessures familiales et collectives « pour en faire des perles ».

Il y eut un temps où la Femme était vénérée

Considérées comme des déesses, les femmes avaient le statut d’initiatrices, de prêtresses, de guérisseuses. Les déesses étaient sexuées et l’acte sexuel avait une dimension sacrée. Cette dimension s’est appauvrie, elle est devenue vide de sens dans le défoulement des tensions et l’acte de reproduction. Cette énergie si puissante a fait peur à l’Homme. Dieu, les prêtres, Adam l’immortel : c’est l’émergence des hommes et l’amoindrissement des femmes. Les maris s’approprient leurs femmes et leurs enfants mâles, Eve apporte la mort, la femme la « petite mort ». La guerre des sexes commence.

Les femmes se révoltent

 Elles se positionnent en victimes : « C’est la faute de l’autre ». Elles se plaignent de leurs geôliers et les aiment malgré tout. En amour, la femme est une fois dessus, une fois dessous…

Dans chaque parcours de vie, cette femme révoltée fait place à une femme plus éclairée, plus habitée. Une femme qui se donne du temps, qui grandit en conscience, qui parle avec les autres femmes et qui découvre la sororité. Ce sont tous ces cercles de femmes qui voient le jour, des femmes qui prient ou méditent ensemble. Elles ne sont ni victimes, ni bourreaux, elles se remettent en cause, c’est un retournement de conscience fondamentale.

L’engagement

Alors, les femmes ne se renient plus, elles ont besoin de nouveaux modèles et n’hésitent plus à rencontrer un partenaire qui corresponde mieux à leurs valeurs et à leur conception de la vie. Elles se donnent le choix : ou elles stoppent leur évolution ou elles grandissent !

La femme androgyne

Après avoir traversé son masculin intérieur, elle équilibre en elle les deux principes. L’androgyne marie l’actif et le réceptif, la force intérieure créatrice à la réalisation extérieure. Elle prend conscience de son être authentique, elle met en mouvement son énergie, cette énergie qui fortifie le corps. Elle se regarde penser, elle atténue ses chocs émotionnels, elle respire en conscience et choisit la voie de la paix.

La femme solaire

Elle se redresse dans l’axe, terre-cœur-ciel. La femme solaire vit pleinement l’éveil sexuel, elle fait l’amour par envie, non par devoir. « Elle est la détentrice d’un pouvoir, d’une énergie d’accomplissement et elle en dispose en faveur de ceux qu’elle aime, son fils, son amant, son mari, elle est l’Arche d’Alliance entre la terre et le ciel. »

La femme sage

Cette alliance entre terre et ciel mène à la voie du milieu, sans dualité, la voie tantrique qui conduit à la femme sage ou sage femme. Son corps est un temple de sagesse, sa conscience descend dans toutes les cellules qui s’accordent les unes aux autres. Elle est fière et douce, centrée et non centrée, le front haut, elle retrouve sa vérité, c’est une femme vivante, terriblement vivante…

A ces mots, un frémissement, une onde délicieuse m’a parcourue. A travers le chemin de la femme que Paule Salomon nous a conté, c’est le chemin de vie que toute femme parcourt dans son évolution personnelle. Paule finit ainsi : « Cette femme vivante donne à la vie une érotisation de chaque instant, elle confirme sa confiance, en s’entourant de la solidarité d’autres femmes. »

C’est bien ce que nous avons exploré et, pour certaines, trouvé en nous réunissant au 4ème Symposium International de Biarritz dont le thème était Femmes sacrées, Femmes d’avenir. Symposium organisé par l’œuvre Ithuria pour l’Enfance Handicapée.

Vous l’avez compris, la femme finit par se reconstruire de ses blessures. Ni soumise, ni révoltée, elle est en paix avec elle-même et avec l’homme. Et, si l’homme veut voir en elle une partenaire, si, ensemble, ils consentent à emprunter cette voie de l’unité, de la transcendance, au-delà du masculin et du féminin, ils pourront ensemble créer dans la confiance un monde de paix, condition d’un avenir possible.

Myriam Morisseau

Source : http://www.rezozen.com/articles/fiche/107/De-la-femme-blessee-a-la-femme-consciente

A la fin de la conférence, Camille Case une poétesse s’est levée est nous a offert des vers, un slam sublime sur la femme qui s’intitule Frontière, il est tiré du recueil Ta peau lisse des Frontières collection : Entre guillemets - Editions : UNIVERSLAM.

DANS L’UNITÉ D’ÊTRE

” Dans le monde de l’Esprit ou de l’énergie,  il y a toujours une «charge» masculine et une féminine que vous pourriez appeler «électrique» ou «magnétique».
La masculine est électrique et la féminine est magnétique ou attractive.

Ce sont les énergies qui fonctionnent au sein d’une relation de Flamme Jumelle.
Celui/celle qui transporte l’énergie divine féminine va magnétiser ou attirer l’autre qui porte l’énergie divine masculine et ils s’uniront pour créer l’énergie « Un » de la Source…

 

… ” Toutefois, comme nous l’avons expliqué plus tôt dans d’autres termes, l’union entre le moi supérieur et le moi physique, partenaire, doit être forte, équilibrée et puissante en soi.

Chaque partenaire doit avoir accompli un équilibre intérieur entre ses énergies masculines et féminines afin de créer une fondation solide qu’ils pourront libérer dans le « UN » pour leur permettre d’être un canal de charge unique d’énergie masculine et féminine dans une union qui peut être alors physique et spirituelle.

Ainsi, dans une telle union, il y a un paradoxe miraculeux, les partenaires existent à la fois en tant qu’individus distincts et en « UN » en même temps. Ils sont conscients d’exister en tant qu’individus mais également en tant que « UN », « unité » ou « dyade » qui est un être plus grand et plus puissant qu’ils ne seraient quand ils s’additionnent.

Ce mariage sacré est à la fois, un reflet de l’union sacrée du Divin masculin et féminin en la Source
Un des objectifs de votre évolution spirituelle et de l’ascension aujourd’hui est de vous rendre capable d’entrer dans de telles unions qui font le miroir au « mariage divin » tout en restant capable de rester des individus dans votre propre vie.”

États d’Être, états de Conscience dans toute sa force d’âme, dans sa puissance, sa fragilité, sa capacité à s’abandonner à son féminin sacré, la femme est source d’inspiration, créatrice d’amour, grande initiatrice oubliée permettant ainsi à l’homme de renouer avec son masculin sacré où sa part féminine, trop longtemps reniée, peut désormais émerger.
Alors ensemble, reconnaissant en eux leurs deux polarités, l’homme et la femme peuvent cheminer et évoluer vers la Lumière, en l’Unité de leur Être profond.

Inspiré par Osho, traduction et  arrangements de Sam’s/JMi

 Témoignage de Mirana

Dans son principe féminin naturel, la femme n’est pas dépendante de l’homme. Elle l’aime. Et en amour, il n’y a ni dépendance, ni attachement, ni peur de perdre.

C’est par honte de la puissance de son amour dans ce monde d’ego donc de manque d’amour, qu’elle a diminuée et dissimulée sa vraie nature, sous couvert de dépendance vis à vis de l’homme. Car si elle assumait sa puissance, sa complétude, son insoumission, sa connexion directe à l’Amour, plus rien ne l’atteindrait, plus rien ne la soumettrait, plus rien ne l’arrêterait. Elle serait parole, acte d’amour en vérité. Cohérente, libérée de toute gêne ou pudeur, de toutes énergies bridées par le monde extérieur. Et l’avenir de ce monde en serait transformé.

Seulement, personne ne lui a permis, ni même appris à être ce qu’elle est en vérité, et ce dans son essence même. Non, on l’a même ridiculisée pour sa sensibilité, soumise à un lavage de cerveau égotique lui demandant de s’endurcir comme un homme, de faire l’amour comme un homme. Pourquoi ? Parce que “trop fragile, trop vulnérable pour ce monde” ou bien “trop mystérieuse et étrangère “etre-ange-ère” pour ce monde”.

Quoiqu’il en soit c’est à elle aujourd’hui de décider, de chercher sa vérité, de se transcender jusqu’à l’état naturel qui lui a été donné. De quitter son féminisme pour son Féminin, et de se donner toutes les permissions d’être puissante d’amour, de ne plus se cacher derrière un masque de dépendance vis à vis de l’homme. Ceci prendra du temps, certes…. Mais rien ne manque à la femme, même dans nos sociétés actuelles. Elle porte le monde. Elle crée la vie, elle crée la chair, la matière. Elle est la source qui permet d’abreuver le germe. Elle est la patiente qui fait que la graine s’élève en chêne sans chaîne. Elle est l’amour qui délivrera ce monde prisonnier de l’ego.

Il est grand temps qu’elle le sache et qu’elle l’assume.
Car le monde a besoin de ses ambassadrices d’amour !
Mes sœurs, des volontaires …? Qui me suit ?
https://www.facebook.com/miranafaith?fref=photo

[Je parle de la responsabilité des femmes face à l’amour. Parce que j’en suis une ! Non pas parce que je nie l’existence d’hommes d’amour sur la planète terre ]

LA COMPASSION

Seule la compassion est thérapeutique, parce que tout ce qui est malade dans l’homme l’est à cause d’un manque d’amour. Tout ce qui est faux en l’homme est, d’une certaine façon associé à l’amour.

Il n’a pas été capable d’aimer ou il n’a pas été capable de recevoir de l’amour. Il n’a pas été capable de partager son être, d’où la souffrance. Cela crée toutes sortes de complexes à l’intérieur. Ces blessures intérieures peuvent faire surface de nombreuses façons, elles peuvent devenir une maladie physique, elles peuvent devenir une maladie mentale, mais dans sa profondeur, l’homme souffre du manque d’amour. De même que l’alimentation est nécessaire au corps, l’amour est nécessaire à l’âme, le corps ne peut pas survivre sans alimentation et l’âme ne peut pas survivre sans amour. En fait, sans amour l’âme ne nait jamais, il n’est pas même question de sa survie.
C’est pourquoi je dis que la compassion est thérapeutique.

Qu’est-ce que la compassion ?
La compassion est la forme la plus pure de l’amour. La sexualité est la forme la plus commune de l’amour, la compassion la forme la plus haute de l’amour. Dans la sexualité, le contact est essentiellement physique, dans la compassion le contact est essentiellement spirituel. Dans l’amour, compassion et sexualité sont tous deux mélangés, le physique et le spirituel sont tous deux mélangés. L’amour est à mi-chemin entre la sexualité et la compassion.

Vous pouvez aussi appeler la compassion, prière, vous pouvez aussi appeler la compassion, méditation. La forme la plus haute de l’énergie est la compassion. Le mot compassion est beau, une moitié est passion. D’une certaine façon la passion est devenue si raffinée qu’elle n’est plus de la passion, elle est devenu la compassion.

Dans la compassion, vous donnez tout simplement. En amour, vous êtes reconnaissant parce que l’autre vous a donné quelque chose. Dans la compassion, vous êtes reconnaissant parce que l’autre a pris quelque chose de vous, vous êtes reconnaissant parce que l’autre ne vous a pas rejeté. Vous étiez venu avec l’énergie du don, vous étiez venu avec de nombreuses fleurs à partager et l’autre vous l’a permis, l’autre a été réceptif. Vous êtes reconnaissant parce que l’autre était réceptif.

La compassion est la forme la plus haute de l’amour. L’angoisse la plus grande dans la vie c’est lorsque vous ne pouvez pas exprimer, lorsque vous ne pouvez pas communiquer, lorsque vous ne pouvez pas partager. L’homme le plus pauvre est celui qui n’a rien à partager ou qui a quelque chose à partager mais qui a perdu la capacité, l’art, de comment partager, alors cet homme est pauvre.

L’homme sexuel est très pauvre, comparativement, l’homme qui aime est plus riche et l’homme de compassion est le plus riche, il est au sommet du monde. Il n’a aucun emprisonnement, aucune limitation, il donne simplement et continue son chemin. Il n’attend même pas de vous un remerciement. Avec un extraordinaire amour, il partage son énergie. C’est cela que j’appelle thérapeutique.

À moins que vous ne soyez dans la compassion, ne pensez pas que vous avez vécu correctement ou que vous avez du tout vécu. La compassion est une floraison et lorsque la compassion arrive à une personne, des millions de gens sont guéris. Qui que ce soit qui vient vers elle est guéri.
La compassion est thérapeutique.

 La femme solaire, La fin de la guerre des sexes - Paule Salomon

Livre de poche 2001 - Prix éditeur 6,10 €

FNAC  - Librairie Decitre
Gourmande sérénité - Paule Salomon
Albin Michel 2007 - Prix éditeur 19,30 €
FNAC Librairie Decitre

Photographies : Mélanie Mélot -Elle Photography pour Projet Féminités – Un regard bienveillant sur la femme – livre Projet Féminité

Terr’Happy Edition 2014 - 29 euros

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